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L’église Notre-Dame-de-Compassion (1842-43)

Place du Général-Kœnig

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La façade principale

Edifiée en tant que chapelle Saint-Ferdinand, l’église Notre-Dame-de-Compassion, située sur la place du Général-Kœnig (ancienne place de la Porte-des-Ternes), est liée à un événement tragique : la mort accidentelle de Ferdinand-Philippe d’Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe. Alors qu’il se rendait au château de Neuilly pour saluer ses parents, le prince sauta hors de sa voiture hippomobile (cabriolet), dont les chevaux s’étaient emballés, et se heurta la tête. Le prince rendit l’âme dans l’arrière-boutique d’une épicerie de la route de la Révolte, à l’emplacement de l’actuel palais des Congrès de la Porte Maillot, où il avait été transporté.

 

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Vue de la nef et du chœur de l’église

Le corps du prince Ferdinand-Philippe d’Orléans fut inhumé dans les caveaux de la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, nécropole des Orléans. Toutefois, la reine Marie-Amélie souhaita ériger une chapelle en mémoire de son fils, à l’emplacement de la maison où il rendit son dernier soupir. Elle s’adressa à l’architecte Pierre-François-Léonard Fontaine, qui conçut un édifice modeste, en forme de croix grecque, qui s’ouvre en façade par un grand arc byzantin voûté en plein cintre.

C’est le peintre Ary Scheffer (1795-1858) qui élabora le décor de la chapelle Saint-Ferdinand, dont la sobriété met en valeur les sculptures (le gisant du cénotaphe et la Pièta de l’autel) et magnifie les nombreux vitraux. D’inspiration romano-gothique, l’architecture de la chapelle illustre le « romantisme mesuré » du règne de Louis-Philippe.

 

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La sculpture de l’autel

La courte nef mène à un croisillon, puis au chœur, terminé en abside et percé de trois baies en plein cintre. Quatre baies sont ornées de vitraux ; celle située dans l’axe, formant une niche, abrite la sculpture de l’autel. Cette sculpture représente une Pièta, sculptée par Henri de Triqueti (1804-1874), d’après les dessins de Scheffer.

 

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Le bras sud du croisillon

Les bras du croisillon s’ouvrent par un grand arc en plein cintre, doublé par le mur du fond, qui s’inscrit lui aussi dans un grand arc. Orné d’arcades, de moulures et de quadrilobes aveugles, ce mur plat est percé d’une rosace figurée. Les murs latéraux sont percés de baies, également fermées de vitraux. Le bras sud du croisillon est occupé par le cénotaphe du prince Ferdinand-Philippe, sculpté en marbre de Carrare par Henri de Triqueti, d’après les dessins de Scheffer.   

 

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Le gisant du cénotaphe est revêtu de l’uniforme d’officier général que le prince portait le jour de son accident. Il est étendu ; son buste, redressé et appuyé contre une estrade. Le relief en façade du cénotaphe représente Le Génie de la France, pleurant le prince, une main sur une oriflamme posée au sol, l’autre appuyée sur une urne.

 

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Derrière le gisant du duc d’Orléans, un ange pose les genoux sur un épais coussin, qui recouvre l’estrade. Dominant la figure du défunt, il lève les yeux au ciel, les paumes des mains tournées vers le haut, comme semblant implorer la grâce de Dieu.

 

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La Foi - vitrail situé au-dessus de la porte d’entrée

Le roi Louis-Philippe exigea que le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) réalisât tous les cartons des vitraux de Saint-Ferdinand. Il souhaitait ainsi honorer la protection que son fils avait exercée en faveur du peintre, dont il fut également l’artisan du retour en France, en 1841. Ingres reçut la commande de douze cartons, représentant les figures en grandeur naturelle de saints et saintes, dont le prénom (indiqué en latin sur les vitraux) devait rappeler celui d’un membre de la famille royale. La manufacture royale de Sèvres, alors dirigée par Alexandre Brongniart, fut chargée de réaliser les vitraux.

 

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Le vitrail de Saint-Louis – bras nord du croisillon

Ingres collabora très étroitement avec les peintres de la manufacture de Sèvres et suivit attentivement l’avancement des travaux. La liste des saints évolua, passa de douze à quatorze figures. Le vitrail de saint Ferdinand, placé dans le chœur, est par ailleurs un portrait allégorique du prince défunt.

 

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L’Espérance - bras sud du croisillon

Ingres réalisa trois cartons supplémentaires pour les rosaces de l’entrée et des bras du croisillon, illustrant les vertus théologales : La Foi, L’Espérance et La Charité.

Lors de la construction du palais des Congrès, en 1974, la chapelle Saint-Ferdinand fut démontée et remontée pierre par pierre à son emplacement actuel. Elle fut alors dotée d’une église basse et érigée en paroisse sous le vocable de Notre-Dame-de-Compassion.

 

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