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Les hôtels particuliers de la rue Fortuny

Rue de Prony

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L’immeuble à l’angle des rues de Prony et Fortuny, portant le n° 1

La rue Fortuny, ouverte en 1876 sur des terrains appartenant au peintre Louis Godefroy Jadin, relie la rue de Prony à l’avenue de Villiers. Sa création intervint à la suite des opérations de spécualtion immobilière de la plaine Monceau, amplifié par les frères Péreire en 1852 et poursuivi après le rattachement de la commune Batignolles-Monceaux à Paris en 1860. Bâtie essentiellement d’hôtels particuliers, elle séduisit les artistes, attirés par la proximité du parc Monceau. Elle porte d’ailleurs, depuis 1877, le nom du peintre catalan Mariano Fortuny i Marsal (1838-1874).

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Une plaque à la mémoire d’Edmond Rostand, fixée au 2, rue Fortuny

L’immeuble bâti en 1877 à l’angle de la rue de Prony, côté pair, abrita l’écrivain Edmond rostand, qui y habita entre 1891 et 1897. Il y écrivit Cyrano de Bergerac, comme le suggère une plaque commémorative fixée au niveau des fenêtres du premier étage.

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Le buste d’Edmond Rostand, d’après le buste original créé par Sarah Bernhardt

En 2023, le sculpteur Patrick Berthaud fut chargé de réaliser, pour la place voisine du Général-Catroux, la copie du buste que Sarah Bernhardt (1844-1923) avait modelé de l’écrivain. Ce buste partage désormais un coin de verdure avec le monument érigé à la mémoire de la comédienne, également peintre et sculptrice.

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L’Hôtel Streich, 8, rue Fortuny

Bâti en 1882 par les architectes Alfred Boland et Auguste Latapy, l’hôtel particulier d’Emilie Streich est sans aucun doute la première surprise de la rue Fortuny. Le crépi gris-perle de sa façade à colombages tranche en effet avec la pierre beige et la brique ocre des constructions voisines, tout comme son style « troubadour » et son abondant décor de petites figures en costumes historiques.

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La signature des architectes

Les deux architectes signent et datent leur création sur un parchemin gravé entre deux petites niches à sculpture, à droite de la porte d’entrée. 

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Une dame en costume historique

L’Hôtel Streich comprend trois niveaux en façade, auxquels s’ajoute un rang de lucarnes à la base du toit. Le rez-de-chaussée est percé d’une porte, ménagée sur la travée de gauche, d’un entresol à refends, dont la corniche sert d’appui à trois baies jumelées. La porte est encadrée de colonnettes et surmontée d’une moulure en arc déprimé ; son trumeau est flanqué de petites niches qui abritent un couple de bourgeois. 

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La statue représentant le fou du roi

D’autres personnages semblables, plus ou moins caricaturaux et associés à des visages sans corps, sont placés de part et d’autre des fenêtres.

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Un visage de la frise couronnant le rez-de-chaussée

Une frise de visages grotesques, d’animaux fantastiques et de monstres, empruntés à l’imagerie médiévale, couronne ce premier niveau. 

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Une colonette et l’un des profils

Les deux étages se caractérisent par leur réseau de colombages et un foisonnant décor de colonnettes, de bustes de profil, de motifs plus ou moins antiquisants, qui environnent les fenêtres, groupées deux à deux sur les travées de droite. 

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L’un des visages ornant l’appui des fenêtres de l’étage

Des visages monstrueux et fantomatiques décorent les angles des appuis de fenêtres. Des corniches simples, mais peuplées de monstres, séparent les deux étages et le petit attique aveugle. Celui-ci est animé de personnages « cul par-dessus tête », sculptés sur les consoles délimitant les deux travées principales de la façade.

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L’Hôtel Thibault-Morel, 9, rue Fortuny

L’Hôtel Thibault-Morel a été construit en 1891 par l’architecte Paul-Adrien Gouny (1852-1926) dans un style éclectique se référant à différentes périodes architecturales, par le moyen de techniques décoratives contemporaines. Sa façade atypique s’élève sur trois niveaux en façade, auxquels s’ajoute un rang de lucarnes. Le rez-de-chaussée comprend un soubassement éclairé de petits soupiraux, rompu à ses extrémités par une large porte cochère, à gauche, et une étroite porte pédestre, à droite.

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L’oriel à structure métallique 

Le bel étage, qui s’appuie sur une épaisse corniche à consoles moulurées, est bordé d’une balustrade en pierre, filant, avec des décrochements, sur toute la largeur de la façade. Cette balustrade suit, à gauche, les pans coupés d’un oriel vitré à fine structure métallique et à droite, le balcon qui précède une grande baie voûtée en anse de panier. 

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Le félin rugissant et la frise en crémique émaillée

Les niveaux supérieurs se distinguent par l’usage d’un parement de briques rouges et roses, qui rompt avec les briques grises du rez-de-chaussée. La grande baie de l’étage est encadrée de pilastres et dominée par une figure de félin rugissant appuyé sur une agrafe. Un entablement, remarquable pour sa frise en céramique émaillée de fleurs épanouies, composée par Jules Loebnitz (1836-1895), sépare l’étage noble et l’attique.

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Les niveaux supérieurs de l’Hôtel Thibault-Morel

La travée du balcon conserve, à l’étage, le même ressaut et forme une loggia, portée par de larges pilastres à ses extrémités et soutenue par une colonne au milieu de sa face principale. Un puissant entablement, également décoré d’une frise en céramique, file sous la base du toit. Une lucarne monumentale, encadrée de piliers, d’arc-boutants et de colonnettes, se dresse au droit de la loggia. Le tympan de son fronton porte une grande fleur moulée et émaillée.  

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L’Hôtel Huguet de Chataux, 12, rue Fortuny

L’hôtel particulier de Madame Huguet de Chataux, bâti en 1892 par l’architecte Henri Grandpierre, présente une façade de style néo-Henri-II, qui associe la pierre et la brique rouge. Le rez-de-chaussée possède, à gauche, une large porte cochère et à droite, une porte pédestre plus étroite, entre lesquelles se trouvent deux petites fenêtres cintrées, protégées par des grilles.

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La mosaïque figurant des rinceaux

L’usage de la brique rouge caractérise les beaux étages, à l’exception des travées centrales, construites exclusivement en pierre et singularisées par deux grands balcons décorés de garde-corps en fonte à motifs végétaux. Une mosaïque à tessons colorés et dorés, à motifs de rinceaux, orne la plate-bande située entre les consoles du balcon du second étage. Une lucarne en pierre, surmontée d’un bel amortissement sculpté, domine les travées centrales.

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L’Hôtel Vayson, 13, rue Fortuny

L’Hôtel Vayson, élevé vers 1879-1880 par l’architecte Paul-Casimir Fouquiau pour le peintre Paul Vayson (1841-1911), compterait peu s’il n’avait pas été acquis en 1933 par Marcel Pagnol. Une plaque commémrative indique que Marcel Pagnol, de l’Académie Française, vécut dans cette maison de 1933 à 1950. La porte est toutefois couronnée d’un entablement sur consoles, où se loge un cartouche et des guirlandes de fruits fixées à des clous et retombant sur les côtés. 

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La frise de la corniche

La partie supérieure de la façade est en briques apparentes et repose sur un rez-de-chaussée en pierre, rehaussé d’un crépi blanc. La corniche est ornée d’une frise en mosaïque à tessons multicolores, représentant des rinceaux et des boutons de fleurs épanouies. 

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Hôtel particulier aux mosaïques à fond d’or, 14, rue Fortuny

La haute façade de l’hôtel particulier mitoyen reprend le décor de mosaïques aux couleurs vives sur fond d’or. L’entrée se signale, à gauche, par un grand porche cintré, flanqué de colonnettes à chapiteau composite et surmonté d’une première frise en mosaïque à dominantes rouge et verte, représentant des guirlandes enrubannées et fixées à de gros boutons de fleurs. Cet hôtel particulier s’élève sur trois niveaux en façade, sans compter l’entresol percé de soupiraux. Une corniche ornée d’arceaux, de consoles et de denticules, couronne le dernier étage.

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Le tympan des fenêtres de l’étage noble

Les fenêtres du premier étage reçoivent le décor le plus raffiné : elles sont encadrées de pilastres à chapiteau composite et reposent sur un petit panneau détaché d’un cartouche à enroulements. Le tympan de ces fenêtres est décoré d’une mosaïque à fond d’or sur lequel se dessinent des rinceaux de feuilles de vigne et de boutons de fleurs écloses.  

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L’Hôtel Herbette, 17, rue Fortuny

L’hôtel Herbette, bâti en 1880 par l’architecte Edouard-Charles Weyland (1839-1892) pour Louis Herbette, préfet de la Loire-Inférieure entre 1879 et 1882, possède trois niveaux en façade, appuyés sur un haut soubassement décoré de refends appareillés. Sa façade est large de cinq travées : celle située tout à droite est isolée et reçoit la porte, surmontée d’un occulus et de deux fenêtres richements ornés.

Au premier étage, les hautes baies rectangulaires sont précédées d’un garde-corps en pierre, orné de motifs ajourés. Ces baies sont groupées deux par deux et encadrées de pilastres cannelés à chapiteau dorique, qui soutiennent un bel entablement doté d’une frise de postes. Les deux étages supérieurs reprennent un dispositif semblable, avec des pilastres à chapiteau composite et une frise végétale. Une corniche à modillons supporte deux lucarnes en pierre, coiffées d’un fronton, et une petite fenêtre ovale.

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Oculus, tête de faune, entablements et cul-de-lampe

La porte d’entrée est sumontée d’une agrafe, d’un petit entablement et d’un oculus protégé d’une grille formant un bouquet de tiges végétales. Cet oculus est en outre couronné d’une tête de faune placée sur un cartouche et des feuilles de palme. Au-dessus, la fenêtre de l’étage s’appuie sur un petit entablement sous lequel se loge un cul-de-lampe orné d’enroulements et de feuillage. 

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L’Hôtel Picard, 19, rue Fortuny

L’hôtel particulier, bâti en pierre de taille pour Arsène Picard (1831-1899), haut-fonctionnaire des finances et homme politique français, présente une étroite façade de trois travées comprenant un rez-de-chaussée, deux étages en façade et un comble brisé à lucarnes. Conçu en 1891 par l’architecte Jean Brisson, l’Hôtel Picard possède un rez-de-chaussée décoré de refends, où se logent deux portes, l’une cochère et l’autre piétonne.

Le premier étage, initialement réservé aux salles de réception, s’articule autour d’un bow-window composé de trois baies. Flanquées de pilastres à chapiteau composite, ces baies s’appuient sur une balustrade de pierre ornée d’entrelacs. Le second étage, qui abritait les chambres, est souligné par un balcon à garde-corps, dont la partie centrale porte un relief ajouré. La baie voûtée en anse de panier du second étage est également flanquée de pilastres ; la voussure de l’arc est ornée de mascarons. Une frise de coquilles et une corniche à modillons couronnent l’élévation de la façade.

Les combles, autrefois réservés aux logements des domestiques, étaient ornés d’une grande lucarne, aujourd’hui remplacée par une ouverture ordinaire. 

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Le relief ajouré du balcon du second étage

C’est le sculpteur et céramiste Gustave-Joseph Chéret (1838-1894) qui réalisa les décors de style « Renaissance » de l’Hôtel Picard, notamment le relief ajouré à motif de grotesques ornant le balcon du second étage.

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L’hôtel particulier à la frise ornée de coquilles, 21, rue Fortuny

Bâti en « brique et pierre », l’hôtel particulier voisin présente un style très proche, caractérisé par de grandes baies subdivisées et flanquées de pilastres à chapiteau composite.

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Les lucarnes en pierre

Son étroite façade comprend deux travées et une corniche terminale rythmée de consoles et d’arcades ornées de coquille. Deux lucarnes en pierre, flanquées de pilastres et surmontées d’un pinacle ouvragé, percent le comble brisé couvert d’ardoises.

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L’hôtel particulier aux marmousets, 22, rue Fortuny

Sur le côté opposé, un petit hôtel particulier à la façade recouverte d’un crépi blanc associe des éléments décoratifs de style néo-médiéval et renaissant. L’étage principal est encadré de deux pilastres à chapiteau corinthien et plusieurs fenêtres sont surmontées, sur deux niveaux, d’un arc en accolade. La petite baie de la porte d’entrée est divisée par un meneau. Les deux lucarnes, voûtées en arc brisé, portent pinacles et fleuron.

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Les marmousets

La porte d’entrée, elle-même surmontée d’un pinacle garni de choux frisés en relief, est voûtée d’un arc surbaissé doublé d’une épaisse moulure, dont la base repose sur deux marmousets enturbannés.

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L’hôtel particulier aux têtes de faune et de bacchante, 24, rue Fortuny

L’hôtel mitoyen présente une façade en pierre assez conventionnelle, en dépit de deux grands balcons en ferronerie, appuyés sur des consoles et de grandes agrafes ornées de têtes sculptées : deux visages féminins, probablement des bacchantes, coiffées de laurier et à la chevelure tressée et nouée sous le menton, encadrent une tête de faune barbu, couronné de fruits. Le romancier et dramaturge Paul Meurice (1818-1905) vécut dans cet hôtel particulier jusqu’à sa mort.

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L’hôtel particulier à la tête de lion, 26, rue Fortuny

L’hôtel particulier venant ensuite, du même côté de la rue, présente une façade en pierre à refends horizontaux, assez peu animée, sous une corniche à modillons. L’unique décor remarquable est la tête de lion, qui semble cracher les eaux de pluie dans une goutière d’évacuation.

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L’oriel appliqué sur la façade

Cet hôtel particulier reçut, semble-t-il à postériori, un grand oriel à structure mtallique et baie vitrée, au niveau du dernier étage. Cet ouvrage, soigneusement décoré de frises décoratives et de vitraux, repose sur quatre consoles. 

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L’Hôtel Englebert, 27, rue Fortuny

Bâti en 1879 pour Monsieur Englebert par l’architecte Adolphe Viel, cet hôtel particulier possède l’une des façades les plus originales de la rue Fortuny. Elle combine en effet un soubassement en pierre meulière, des murs construits en pierres beiges, briques rouges ou recouverts d’enduits, ainsi qu’un parement de carreaux de céramique noir et céladon, qui encadrent les trumeaux ménagés entre chaque fenêtre. Cet hôtel particulier fut l’une des résidences parisiennes d’Agustina Carolina del Carmen Otero Iglesias (1868-1965), dite « La Belle Otero ».

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Couronne et branches de deux branches de chânes chargées de glands. de chêne chargées de glands

L’hôtel Perreau, qui se dresse sur la parcelle voisine, au n° 29, bâti en 1878 par le même architecte, s’appuie sur un soubassement en pierre meulière identique. Sa façade reprend de semblables divisions, mais présente un mode de construction « brique et pierre » et des reliefs sculptés bien plus habituels.

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Guirlande de fruits

Le linteau des fenêtres du premier étage est, sous un rang de denticules, orné d’une couronne et de deux branches liées, l’une de laurier et l’autre de chêne, chargée de glands. Au niveau inférieur, le linteau des fenêtres porte une épaisse guirlande de fruits nouée par des rubans et fixée à ses extrémités par des clous. Ces reliefs s’insèrent entre deux consoles à feuille d’acanthe, qui supportent un entablement souligné d’un reng de denticules.

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L’immeuble au jardinet, 31, rue Fortuny

Seul édifice construit en retrait et précédé d’un jardinet clos de grilles, cet immeuble de rapport se distingue par un rez-de-chaussée et un premier étage, décorés de refends et séparés des étages supérieurs par une corniche. La façade comprend trois niveaux supplémentaires, le dernier étant précédé d’un balcon filant à garde-corps en ferronnerie.

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Une tête de lion

Le décor sculpté de la façade est très sobre, à l’exception de quelques éléments discrètement placés sous les fenêtres des principaux étages. Des guirlandes de feuillage nouées de rubans sont sculptées sous les fenêtres du quatrième étage. Des têtes de lion rugissant et des feuilles de palme, accrochés à un petit entablement, sont sculptés sous les fenêtres du troisième étage.

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L’hôtel particulier aux chaînages de pierre, 32, rue Fortuny

Sur le côté opposé, un hôtel particulier supplémentaire reprend le principe d’une façade dressée sur un soubassement en pierre meulière le mode de construction « brique et pierre », avec de puissants chaînage de pierre aux angles et autour de la porte et des fenêtres.

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L’Hôtel Lalanne, 34, rue Fortuny

Deux hôtels particuliers présentent, un peu plus loin, de larges façades, animées par des garde-corps à remplages ajourés. La façade de l’hôtel particulier, élevé en 1880 par l’architecte Albert Lalanne (1844-1830), pour lui-même, s’articule autour d’une imposante baie vitrée. Elle semble avoir été rehaussée d’un rang de lucarnes, dont les frontons portent fleurons et formes trilobées.

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François SICARD (1862-1934)

Monument à la mémoire de Sarah Bernhardt, 1926, pierre, Paris, place du Général-Catroux

Sarah Bernhardt compte incontestablement parmi les résidents les plus célèbres de la rue Fortuny. Elle y avait fait bâtir, en 1876, son hôtel particulier et, sur la parcelle voisine, son atelier d’artiste. L’hôtel particulier et l’atelier ont été tous deux détruits. 

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L’Hôtel Dervillé, 35, rue Fortuny

Ruinée, Sarah Bernhardt vendit son hôtel particulier à la Veuve Dervillé en 1885 et emménagea boulevard Pereire. Peu après, le fils de la nouvelle propriétaire, Stéphane Dervillé (1848-1925), fit détruire l’atelier pour construire, à son emplacement, un petit hôtel néogothique, augmenté d’une galerie de style Renaissance à l’étage. Il sollicita alors l’architecte Louis-Victor Legrand (1852-1933) et le sculpteur Gustave Joseph Chéret, pour le décor sculpté de la façade.

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Pinacle en forme de tourelle et gargouille

L’évacuation des eaux de pluie est assurée, à la base du toit, par des éléments décoratifs sculptés en pierre, plus exactement, deux gargouilles surgissant de branches de marronniers, et un pinâcle en forme de tourelle, fixée à la gouttière.

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Deux petits rats sculptés sur la façade

Un détail humoristique caractérise la façade de l’édifice : les deux petits rats, sculptés au niveau d’un léger ressaut, à gauche de la baie à meneaux, qui semblent rechercher un passage vers l’intérieur de l’habitation.

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L’Hôtel Ponsin, 42, rue Fortuny

L’hôtel particulier bâti en 1879 pour le maître-verrier Joseph Ponsin, concepteur du « palais lumineux » de l’Exposition Universelle de 1900, offre deux travées asymétriques qui accordent une grande place au verre. Dessiné par l’architecte Alfred Boland, l’Hôtel Ponsin devait être la vitrine du maître-verrier, à la fois son atelier et son habitation.

Une large ouverture vitrée, malheureusement gâchée par l’usage de fenêtres en polychlorure de vinyle (PVC), caractérise la travée de gauche ; un cartouche à enroulements et figures géométriques, surmonté d’un mascaron, en forme le couronnement. Deux baies supplémentaires, séparées par une corniche saillante, signalent les niveaux supérieurs de la façade.

La travée de droite reçoit la porte d’entrée et son attique à entablement, un petit oculus à feuilles d’acanthe et de petites fenêtres rectangulaires.

hotel ponsin mascaron guirlande

Mascaron et chute végétale 

Les baies du premier étage sont encadrées de motifs sculptés prenant naissance sous la corniche. Des consoles à feuille d’acanthe retiennent un cartouche à enroulements, sur lequel se détache la tête d’un faune cornu. Sur ce cartouche, un poinçon retient une guirlande végétale suspendue. Le linteau de la fenêtre est orné, sur sa face intérieure, de petits tessons de mosaïque représentant des rinceaux posés sur fond d’or.

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Une cariatide

Les baies du second étage sont encadrées de cariatides : ces figures sont vêtues d’une tunique savamment froissée ; elles serrent de longues feuilles dans une main et un bouquet de fleurs coupées dans l’autre.

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La lucarne monumentale de la travée principale

Une lucarne en pierre domine la travée principale de l’Hôtel Poncin. Comprise entre deux volutes, elle possède deux baies voûtées en plein cintre flanquées de pilastres ; les plus petits à chapiteau composite, les plus grands à chapiteau dorique. Le petit pilastre central est surmonté d’un mascaron à tête grimaçante.

Cette lucarne supporte un fronton contenant  un médaillon orné du portrait de Bernard Palissy, avec une guirlande de fruits débordante.

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L’Hôtel Gélin (1880) – 46, rue Fortuny

L’Hôtel Gélin, bâti en 1880 par Eugène Flamant, lse développe sur une parcelle profonde et étroite ; sa façade, coincée entre deux bâtiments plus élevés, ne comprend que deux travées. Cet hôtel particulier s’appuie sur un soubassement en pierre d’Euville, percé de grands soupiraux. La porte d’entrée, cintrée dans sa partie supérieure, est rejetée à l’extrémité droite de la façade : flanquée de pilastres doriques, elle est couronnée d’un petit entablement à consoles, rompu par une agrafe. Elle est surmontée d’un fronton entrecoupé, encombré d’une fenêtre.

L’Hôtel Gélin possède deux étages en façade et un niveau de lucarnes, qui anime la base d’une haute toiture couverte d’ardoises. L’architecte a combiné différents matériaux : la pierre tendre de Saint-Waast pour la porte d’entrée et son couronnement, la brique ocre et rouge, pour les murs et la terre cuite montée sur une armature en bois de chêne pour l’ornement des fenêtres.

Les meneaux divisant la grande baie du rez-de-chaussée et les fenêtres de l’étage, les lucarnes à tympan très ouvragées rattachent l’Hôtel Gélin à un style néo-Renaissance très apprécié par la bourgeoisie qui s’établit, à partir de 1860, dans les environs du parc Monceau.

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