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Les façades néo-Louis XIII du quartier Pereire-Malesherbes (1875-1895)

Rue Juliette-Lamber

rue J. Lamber 1

L’hôtel particulier du 10, rue Juliette-Lamber

Bâti par l’architecte Marcel Pradier en 1892-93, l’hôtel particulier du 10, rue Juliette-Lamber s’appuie sur un rez-de-chaussée en pierre, qui comprend une grande porte flanquée de colonnes doriques, une modeste fenêtre et une porte de service plus petite. L’élévation présente en revanche des trumeaux de brique et des encadrements de pierre.

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La façade originale de l’immeuble du 10, rue Juliette-Lamber, d’après la revue Monographies de bâtiments modernes

L’agencement de la façade a été légèrement modifié et son décor, quelque peu amputé, si l’on en croit l’illustration parue dans la revue d’architecture Monographies de bâtiments modernes : la grande porte, à gauche, a été élargie et débarrassée du mascaron et des guirlandes végétales qui ornaient son linteau, la fenêtre du rez-de-chaussée a été agrandie, les trumeaux des étages ont été percés de petites ouvertures et les lucarnes des combles ont perdu leur crête de faîtage.

Le style de la façade hésite par ailleurs entre le style Renaissance, comme le suggèrent les meneaux et les garde-corps à balustres de pierre, et le style Louis-XIII, auquel l’emploi du « brique et pierre » semble se référer.

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Le décor sculpté ornant la clef et les écoinçons de l’arc voûtant la fenêtre du premier étage

Des éléments de décor subsistent encore sous le balcon de la grande baie du second étage, même s’il est largement dégradé. La forme de « baignoire » ou de cul-de-lampe de ce balcon, creusée de grandes cannelures, s’appuie en effet sur une clef de voûte figurée, qui surplombe la baie du premier étage : elle porte une tête d’enfant ailé sur un cartouche terminé par des enroulements. Dans les écoinçons de l’arc, deux dragons crachant leur flamme se font face.

Rue Eugène-Flachat

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Les hôtels particuliers des n°16 et 18 de la rue Eugène-Flachat

Bâtis en 1882 par l’architecte Georges-Louis Bayard, ces deux hôtels particuliers sont semblables : ils reposent sur un soubassement en pierre blanche, alors que les façades polychromes se composent de briques rouges et de briques pourpres employées en bandeaux.

Sur la travée de gauche de l’hôtel particulier du n°18, la porte d’entrée est encadrée de colonnettes qui supportent un petit entablement. De ce côté et sur la travée voisine, les fenêtres de l’édifice sont entourées de briques roses en léger ressaut.

Les trumeaux de brique des deux hôtels particuliers de la rue Flachat sont couronnés de petites lunettes ornées de carreaux de céramique et la frise filant sous les corniches terminales est rythmée de poinçons. Les deux hôtels particuliers possèdent de hauts combles d’ardoises percés de lucarnes. 

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L’hôtel particulier du n°26 de la rue Eugène-Flachat

Bâti vers 1880, l’hôtel particulier du n°26 de la rue Eugène-Flachat s’appuie sur un soubassement en pierre meulière. Sa façade, large de deux travées, est édifiée en pierre blanche de parement avec remplissage de brique rouge. Ce mode de construction assimile son architecture au style néo-Louis XIII, si apprécié sous le Second Empire et la Troisième République.

Disposée au rez-de-chaussée de la travée de droite, la porte d’entrée, rectangulaire et à double vantail, se loge dans un encadrement en pierre. Cet encadrement est surmonté d’une corniche en forte saillie, et orné d’un cartouche et de guirlandes de fruits suspendues. Au-dessus de la porte, deux petits pilastres doriques, flanquant un oculus circulaire, soutiennent un entablement, rompu par une tête de lion mordant dans une guirlande végétale.

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Un panneau de céramique

Poinçons, consoles et panneaux de céramique forment un bandeau décoratif sous la corniche terminale. Les panneaux de céramique, composés de plusieurs carreaux, représentent des rinceaux, parsemés de fleurs écloses ou en bouton ; d’autres montées en graines.

L’hôtel particulier du n°26 de la rue Eugène-Flachat possède un comble élevé, percé de lucarnes. Ces ouvertures sont disposées à la base de la toiture ; celle de gauche, plus ouvragée, est bordée d’enroulements et coiffée d’un fronton entrecoupé, qui reçoit un cartouche et des guirlandes de fruits.     

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