Rue de Tocqueville, du côté de l’avenue de Villiers
Immeuble de rapport, 1-3, rue de Tocqueville, pan coupé à l’angle de la rue de la Terrasse
La rue de Tocqueville est une ancienne section de la route de Paris à Argenteuil qui, au-delà de la place de Lévis, traversait la commune annexée à Paris des Batignolles-Monceaux. En 1840, son établissement en tant que « rue d’Asnières » engloba le tronçon compris entre l’avenue de Villiers et la rue Cardinet, puis la partie située de cette rue, jusqu’au boulevard Berthier. Elle porte, depuis 1877, le nom d’Alexis de Tocqueville (1805-1859).
Les premiers mètres de la rue de Tocqueville occupe l’emplacement du château de Monceau, qui se dressait sur le quadrilatère formé avec les rues de Lévis, de la Terrasse et Legendre. Cette ancienne ferme fortifiée du XIVe siècle, propriété des seigneurs de Montceau, était passée, en 1728, entre les mains de la famille Potier de Gesvres, puis fut acquise en 1753 par le fermier général, Antoine Grimod de La Reynière. Rachetée en 1830 par le notaire Elie Deguingand (1787-1867), la propriété fut ensuite morcelée et disparut sous le Second Empire.
Les immeubles de l’actuelle rue de Tocqueville remontent, pour les plus anciens, à la seconde moitié du XIXe siècle, à l’instar de celui construit sur la grande parcelle mitoyenne de l’avenue de Villiers : cet immeuble de rapport s’élève sur cinq niveaux en façade, auxquels s’ajoute un rang de lucarnes ménagé dans les combles. Il possède trois pans coupés qui se singularisent par un abondant décor sculpté, des balcons à garde-corps en ferronnerie sur d’imposantes consoles en pierre, ainsi qu’un balcon filant ceinturant le cinquième étage sur chaque façade.
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Immeuble de rapport, 8, rue de Tocqueville, pan coupé à l’angle de la rue de la Terrasse
L’immeuble de la parcelle opposée, plus tardif, a été bâti en 1902 par l’architecte Charles Lefebvre (1867-1924). Il forme également l’angle de la rue de la Terrasse. Cet immeuble s’appuie sur un rez-de-chaussée commercial, surmonté de quatre étages en façade, sous une corniche soutenant le balcon filant du cinquième étage, et d’un rang de lucarnes sous combles. Ses façades à refends sont percées de fenêtres à garde-corps en ferronnerie, parfois précédées de balconnets.
Chaque façade s’articule autour de trois travées en encorbellement, coiffées d’une haute toiture et appuyées, comme les balconnets, sur des voussures agrémentées de cartouches rocailles. Sur la travée en encorbellement du pan coupé, la grande fenêtre du quatrième étage est surmontée d’un relief débordant autour d’un visage féminin.
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Immeubles d’habitation, 7-11, rue de Tocqueville, fenêtres du second étage
Du côté impair, trois modestes immeubles, bâtis en 1875, présentent de semblables divisions, des portes identiques, les mêmes refends, corniches et entablements, ainsi qu’un décor sculpté similaire pour les fenêtres du second niveau.
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Une tête de faune
Des têtes d’hommes barbus, probables faunes, posées sur un cartouche et flanquées de rinceaux, surmontent les fenêtres de deux immeubles. Des têtes de femmes, probables bacchantes, environnées de guirlandes de fruits, couronnent les fenêtres de l’immeuble du milieu. Une frise d’oves encadre les fenêtres des immeubles aux têtes d’hommes barbus, alors qu’une chutte de fleurs retombe de part et d’autre des fenêtres de l’immeuble aux visages féminins.
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Immeuble de rapport, 14, rue de Tocqueville, signature de l’architecte
Sur le trottoir opposé, l’immeuble de rapport en pierre, assez conventionnel, possède un rez-de-chaussée et un premier étage décorés de refends, ainsi que deux balcons filants reliés entre eux par des pilastres colossaux qui embrassent trois niveaux. Bâti en 1890, cet immeuble porte la signature de son architecte, Edmond Becquet, qui a gravé son nom sur un petit entablement fixé entre les fenêtres du premier étage.
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Immeuble de rapport, 22, rue de Tocqueville, porche monumental
Le passant ne peut ignorer, quelques mètres plus loin, le porche monumental de l’immeuble de rapport élevé sur une grande parcelle, à l’angle de la rue Legendre. Cet immeuble, bâti en 1897 par Armand Sibien (1855-1918), s’appuie sur un rez-de-chaussée et un entresol, décorés de refends et séparés des principaux étages par un balcon filant soutenu par d’imposantes consoles. Un second balcon filant, appuyé sur une corniche à modillons, borde le dernier étage en façade, qui précède un rang de lucarnes ménagées dans les combles.
Le porche monumental, doublé d’une large voussure et fermé par une grille en fer forgé, forme la base d’une travée en léger ressaut sur le plan de la façade. Cette travée est percée de larges fenêtres voûtées en arcs surbaissés, rompus par des agrafes moulurées et, pour l’une d’entre elles, par un cartouche agrémenté de cornes d’abondance déversant leurs fruits. Des cartouches rocailles aux formes très irrégulières perturbent la corniche terminale et retombent de part et d’autre de la baie du dernier étage.
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console à tête de dragon ailé
Le porche monumental est couronné d’une agrafe, dans laquelle se glissent des feuilles de palme et sur laquelle s’appuie un gigantesque cartouche à enroulements sculpté sur la voussure. Deux hautes consoles à tête de dragon ailé couronnent les piédroits sous le balcon filant de l’entresol, où des tables gravées rappellent que l’immeuble a appartenu à « La France », compagnie d’assurance sur la vie, sise au 7-11, boulevard Haussmann.
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Le cartouche de la travée d’angle
La même inscription se retrouve sur un semblable cartouche, dominé par une allégorie de L’Amérique, identifiable à sa parure et sa coiffure de plumes. Cette tête, disposée à la base d’une travée sur trompe, située à l’angle de la rue Legendre, regarde vers le carrefour et le second tronçon de la rue de Tocqueville.
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Immeuble de rapport, 25, rue de Tocqueville
De l’autre côté du carrefour, côté impair, un immeuble attire l’oeil : sa façade atypique présente en effet une double élévation, d’inspiration plus ou moins italianisante. Sur les travées de gauche, l’association de la brique et de la pierre permet de zébrer le mur ; la pierre caractérisant l’encadrement des fenêtres, les corniches et entablements. Ce matériau règne sans partage sur la travée de droite.
Les portes de l’entrée, voûtées en plein cintre, et les fenêtres du rez-de-chaussée, sont doublées d’une épaisse moulure ; les fenêtres de la travée de droite sont flanquées de pilastres à chapiteau corinthien.
Cet immeuble fut, entre 1908 et 1909, le siège de l’Académie Lyrique Roumaine, fondée par la mezzosoprano Eléna Theodorini (1857-1926).
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L’hôtel particulier au buste de femme (vers 1880) – 32, rue de Tocqueville
Sur le trottoir opposé, à l’embouchure de la rue de Tocqueville, bâti à côté de l’Hôtel Guerlain (voir cet article), se dresse un hôtel particulier puisant aux mêmes sources de l’art de la Renaissance, avec de pittoresques éléments décoratifs. Sa façade comprend trois travées disposées sur des plans différents : la travée de gauche porte un petit avant-corps qui se détache des étages supérieurs ; les travées de droite forment trois loggias superposées, décorées de pilastres, de consoles et fermées par des fenêtres à meneaux.
La loggia supérieure est séparée des niveaux inférieurs par une corniche à denticules, qui s’arrondit pour rattraper le renfoncement de la travée de gauche. Ses fenêtres sont voûtées en plein cintre et protégées par des garde-corps en ferronnerie. De semblables garde-corps bordent le toit-terrasse.
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Un mufle de lion du soubassement
Édifiée en pierre de taille, la façade de cet hôtel particulier repose sur un soubassement en meulière éclairé par de grands soupiraux et décoré de mufles de lion. De style néo-Renaissance, la porte d’entrée occupe, à gauche, le rez-de-chaussée de l’avant-corps ; elle est nettement séparée des travées voisines par un contrefort qui s’élève jusqu’au niveau du second étage. De forme cintrée dans sa partie supérieure, elle est flanquée de colonnes à chapiteau à volutes et feuillages, et surmontée d’un entablement décoré de mascarons.
Le fronton de l’avant-corps
Au-dessus de la porte d’entrée, une haute fenêtre à carreaux colorés éclaire le second niveau du petit avant-corps. Ses montants sont moulurés et sa tablette d’appui repose sur la tête ailée d’un angelot. Le linteau de la porte est barré d’un entablement, qui supporte un cartouche, des cornes d’abondance et un heaume empanaché.
Cet avant-corps se termine par un fronton pointu, dont le tympan est creusé d’un oculus feint orné d’une tête de femme qui semble se pencher et observer les passants. Ce personnage est coiffé d’un bonnet laissant les cheveux libres sur la tête, le front et les tempes ; quelques mèches retombent également dans le cou. Pour accentuer l’effet de surprise, le sculpteur a représenté l’une des mains de la jeune femme sur la corniche.
Ce procédé rappelle les fameux trompe-l’œil de l’Hôtel Jacques-Cœur, à Bourges, et peut-être les bustes en terre cuite émaillée sortis de l’atelier florentin des Della Robbia.
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L’hôtel particulier aux fleurs épanouies, 34, rue de Tocqueville
Les parcelles voisines accueillent deux immeubles de rapport, chacun comprenant quatre travées et un rez-de-chaussée, surmonté de plusieurs étages fortement structurés. Le premier immeuble, construit en 1897 par Léon Bénouville (1860-1903), présente une façade en grand appareil. La porte d’entrée et les grandes fenêtres du niveau supérieur sont voûtées d’un arc surbaissé, dont les claveaux sculptés présentent des feuilles découpées et de grandes fleurs épanouies.
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Les vitraux de la porte d’entrée
Deux avant-corps largement vitrés, appuyés sur des consoles chapeautant ces fenêtres, encadrent l’élévation sur trois étages. Un étage supplémentaire, bordé de balcons à garde-corps en ferronnerie, couronne l’élévation. La partie supérieure des vantaux de la porte d’entrée sont fermées de croisillons et de demi-lunes vitrés représentant des tiges feuillues sinueuses et de fleurs de tulipe, iris et de rose. Cet immeuble abrita Maxime Fabert (1899-1978), auteur et comédien, qui y vécut de 1937 à 1977.
Le second immeuble, construit la même année par l’architecte Charles Plumet (1861-1928), longtemps considéré comme le chef de file de l’Art Nouveau parisien, présente cependant une façace dépourvue d’ornements sculptés. Comme l’immeuble mitoyen, celui-ci présente le même grand appareil et un avant-corps sur console pour la travée de gauche. Les autres travées sont couronnées, au niveau de la toiture de l’immeuble, d’une loggia bordée d’arcades construites en briques émaillées jaunes et coiffée d’un toit en pagode.
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L’immeuble des Procédés Dorel, 45, rue de Tocqueville
Ce second tronçon débouche, au terme de quelques mètres sur une place arborée, qui sépare la rue en deux voies et donne accès à la petite rue Léon-Cosnard. Derrrière cette place, la haute façade « Art Déco » des Procédés Dorel rompt l’harmonie des immeubles de rapport bâtis en pierre de taille.
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Le panneau portant le nom de l’entreprise « Dorel, sous l’étage en porte-à-faux
Cet immeuble fut bâti en 1921 par l’architecte Frédéric Bertrand (1869-1956) pour abriter l’entreprise des Procédés Dorel. Fondée en 1900, cette entreprise vendait des procédés de reproduction, des dessins, des cartes, de la photographie industrielle et documentaire, des impressions photomécaniques. La façade de cet immeuble s’élève sur quatre étages, dont le dernier est en porte-à-faux.
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Les mosaïques de la corniche
La travée centrale de l’étage en porte-à-faux repose sur des consoles, alors que les travées latérales, qui rejoignent le plan de la façade, reposent sur de simples corbeaux. Des tessons de mosaïque blancs, beiges et bruns recouvrent la façade et cèdent, en certains endroits, la place à des tessons polychromes, traçant des motifs décoratifs. Des plumes de paon semblent ressortir des mosaïques appliquées sous la corniche de l’étage en porte-à-faux.
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Les tessons colorés de la façade
Des tessons de couleur pourpre et rouge, feignant des rideaux accrochés et retombants, encadrent les baies du premier étage. Des tessons de couleur turquoise et dorée animent l’espace situé sous les baies des étages supérieurs. Ces nuances décoratives, encore proches de l’Art Nouveau, distraient agréablement l’oeil des lignes géométriques qui structurent la façade.
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Immeuble de rapport, 52, rue de Tocqueville
Face à la petite place arborée, un étroit immeuble de deux travées, se distingue des larges façades qui l’encadrent. Bâti en 1899 par H. Letourneur, cet immeuble comprend six étages en façade, auquel s’ajoute un rang de lucarnes aménagées dans les combles. Les balconnets possèdent des garde-corps en fer forgé à bombes, contrairement aux balcons en encorbellement, dont les garde-corps sont rectilignes.
Letourneur emploie exclusivement la pierre, soignant particulièrement l’agencement du rez-de-chaussée et de l’entresol. La porte d’entrée est surmontée d’un fronton en chapeau de gendarme, garni d’un motif de coquille. Le balcon du premier étage repose sur des consoles à feuille d’acanthe, entre lesquelles se loge, au-dessus de la grande fenêtre de droite, une sorte de cul-de-lampe en forme de corolle à godrons.
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Immeuble de rapport, 55, rue de Tocqueville
Le troisème tronçon débute, au-delà du croisement de la rue Cardinet, par une zone plus animée par de plus nombreux commerces de proximité. L’attention du promeneur se porte naturellement sur un immeuble de rapport large de onze travées, qui a la particularité d’être percé d’un porche élevé, divisant la façade en deux parts égales et formant un passage vers une cour intérieure. Un décor de refends anime les trumeaux du premier étage et encadre l’axe central.
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L’impasse Léger, 57, rue de Tocqueville
Les modestes immeubles collectifs de l’impasse Léger, hauts de deux à trois étages, se dressent un peu plus loin. Cette voie privée, qui porte le nom de son ancien propriétaire, est connue pour avoir subi les dommages d’une bombe lâchée d’un zeppelin, le 21 mars 1915.
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La grille d’entrée de l’impasse Léger
Elle est désormais fermée par une grille d’entrée représentant roseaux et chênes, que deux écrureuils dominent de part et d’autre de son nom écrit en lettres majuscules.
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Jouffroy d’Abbans, inventeur de la navigation à vapeur, 61, rue de Tocqueville
La travée de l’immeuble de rapport situé à l’angle de la rue Jouffroy-d’Abbans, côté impair, est décorée d’une baie fictive, sur laquelle a été appliquée un dessin du street-artist Levalet. Ce dessin à l’encre de Chine rend hommage à Claude-François Jouffroy d’Abbans (1751-1832), l’un des premiers inventeurs de la navigation à vapeur. Il s’insère parfaitement à l’intérieur de l’épaisse moulure en plein cintre de cette baie aveugle, qui lui sert de cadre à la manière d’un tableau.
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Les immeubles de rapport, 88-92, rue de Tocqueville
Le troisième tronçon de la rue de Tocqueville est caractérisé par la présence de grands immeubles de rapport situés entre deux esthétiques majeures de l’architecture moderne. La structure géométrique des premiers immeubles, construits côté pair, rappellent plutôt l »Art Déco », réduisant les lignes courbes aux ondulations des travées en relief sur le plan de la façade.
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Immeuble de rapport, 92, rue de Tocqueville
Leurs portes d’entrée sont rectangulaires et encadrées d’un large bandeau décoratif parcourus de tiges grimpantes de vigne et de grappes de raisin. Les avant-corps en saillie reposent par ailleurs sur des consoles qui se fondent dans le mur au niveau des fenêtres du premier étage.
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Immeuble de rapport, 67, rue de Tocqueville
Sur le trottoir opposé, l’immeuble bâti en 1913 par Henri Preslier (1878-1934) intègre plus volontiers des éléments inspirés de l’ « Art Nouveau ». Sa porte d’entrée est voûtée en plein cintre et décorée d’une glycine feuillue et fleurie dans les écoinçons. L’architecte distribue les boutons de rose sur le corps et la base des consoles, sous l’appui des fenêtres et des balconnets, et répand un décor végétal abondant au sommet des travées en relief. Il privilégie des motifs de tiges et de plantes grimpantes pour les garde-corps en ferronnerie des balcons, qui tranchent avec le dessin sobre et rectiligne retenu pour les immeubles du côté pair.
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Immeuble de rapport, 94, rue de Tocqueville, fenêtre du premier étage
L’immeuble bâti un peu plus loin, côté pair, est plus nettement de style « Art Déco » : les baies quadrangulaires, les avant-corps à angle droit, les balcons rectilignes, les garde-corps aux motifs ornementaux stylisés, les consoles tubulaires et à gradins en portent la marque. Les reliefs sculptés sont en outre cantonnés au couronnement des fenêtres situées sous les deux balcons filants bordant les principaux étages.
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Immeuble de rapport, 94, rue de Toqueville, fenêtre du cinquième étage
Les reliefs, strictement délimités, représentent les semis de boutons de rose stylisés et de feuilles fort géométrisées, qui sont les motifs caractéristiques du style « Art Déco ».
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Le pont traversant le parc linéaire de la Petite Ceinture du XVIIe arrondissement
Le troisième tronçon aboutit au boulevard Pereire, puis enjambe la tranchée de l’ancienne ligne ferroviaire de la Petite Ceinture, construite entre 1853 et 1869 et désormais partiellement reconvertie en parc linéaire.
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Le parc linéaire de la Petite Ceinture du XVIIe arrondissement
Ce parc linéaire, ouvert en 2019 sur un segment désaffecté de l’ancienne ligne d’Auteuil, s’étend du boulevard Pereire, jusqu’à une grille à l’entrée du raccordement avec le RER C, près de la gare Pereire-Levallois.
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Immeuble de rapport, 116, rue de Tocqueville
Le quatrième tronçon de la rue de Tocqueville s’ouvre, côté pair, par la façade d’un immeuble cossu bâti en 1897 par l’architecte Auguste Verdonnet (1865-1949), qui vécut dans le quartier des Batignolles, rue Boursault, où il avait également son agence.
L’immeuble de la rue de Tocqueville, large de six travées, comprend un rez-de-chaussée commercial, puis cinq étages et un rang de lucarnes ménagées dans les combles. La porte d’entrée s’insère dans un encadrement en pierre décoré de refends ; elle est surmontée d’un fronton coupé et d’un entablement qui s’appuie sur de grands cartouches agrémentés de tiges aux nombreux boutons de pivoines.
Les travées centrales forment des avant-corps, qui se distinguent des travées latérales par l’usage de garde-corps en pierre animés de figures géométriques.
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Les immeubles du square de Tocqueville
De semblables immeubles cossus, construits en pierre de taille, sont distribués en « U » autour d’un square agrémenté de plate-bandes de verdure et fermé d’une grille en fer forgé. Les façades de ces immeubles sont dépouillées, à l’exception de discrètes branches de chêne et de laurier sculptées sous la plateforme des balconnets du troisième étage. Leur monotonie est à peine rompue par les avant-corps qui se dressent à intervalle régulier. Les portes sont simplement encadrées de faisceaux et surmontées d’un petit cartouche, logé entre des consoles à triglyphes.
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Les consoles à tête de lion
Des balcons à garde-corps en fer forgé, ornés du même enchevêtrement de lierre, précèdent les fenêtres du second étage. Ils s’appuient sur de larges consoles à feuilles de laurier tressées qui rompent une frise de canaux et enserrent les baies de l’entresol. Les consoles correspondant aux avant-corps reçoivent des têtes lion mordant un anneau auquel semblent être suspendues les feuilles de laurier.
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Immeuble de rapport, 130, rue de Tocqueville
L’immeuble de rapport, bâti en 1904 par l’architecte Charles Goujon, s’inspire du style « Art Nouveau », reprenant notamment le goût de la ligne sinueuse pour l’encadrement des portes et des fenêtres, ou encore le profil des consoles. Le décor sculpté est toutefois quasiment inexistant.
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La ferronnerie de la porte
La ferronnerie de la porte d’entrée est probablement l’élément le plus original, avec ses volutes, ses tiges en coup de fouet et son bouquet aux feuilles découpées et gros boutons de chardon fleuris.
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Immeuble de rapport, 134, rue de Tocqueville
Les derniers mètres de la rue de Tocqueville sont bâtis de nombreux immeubles modernes, qui éclipsent presque les constructions en pierre de taille. Parmi ceux-ci, un bel immeuble de rapport « brique et pierre » est percé d’un porche monumental qui mène vers une cour intérieure et les ateliers d’une ancienne de céramique industrielle.
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123, rue de Tocqueville
La façade blanche, coincée entre un immeuble moderne et de petits immeubles bien plus anciens, appartenait très probablement à une ancienne fabrique, comme le suggèrent d’ailleurs les portails du rez-de-chaussée. Elevée en 1911, cette façade a conservé son aspect d’origine qui puise dans le répertoire classique : frises de grecques au-dessus des portails latéraux, pilastres, rangs de denticules, guirlandes de feuilles de chêne, consoles à feuille d’acanthe, faisceaux de lances…
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La grande fenêtre axiale et les cassolettes du fronton
Le second étage s’articule autour d’une grande fenêtre en plein cintre, rompant la base du fronton qui couronne toute la largeur de la façade. Deux cassolettes fumantes sont posées au niveau de la partie arrondie de la fenêtre, au droit des pilastres flanquant la travée centrale.












































