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La place de Clichy (1864)

Place de Clichy

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Horace Vernet (1789-1863)

La Barrière de Clichy. La Défense de Paris, le 30 mars 1814, 1820, huile sur toile, 98 x 131 cm, Louvre

La place de Clichy occupe l’emplacement de la barrière de Clichy, ancienne porte de Paris située sur le mur des Fermiers-Généraux, qui desservait le village des Batignolles et le flanc ouest de Montmartre, situés alors en dehors des limites de Paris. C’est à cet emplacement que le maréchal Moncey (1754-1842) résista, en 1814, aux armées étrangères qui, après avoir forcé les barrières de Belleville et de Pantin, et pris la Butte Montmartre, marchaient sur Paris.

Alors que le nord et le nord-ouest de la capitale étaient placés sous la protection de la Garde Nationale, Moncey s’était porté à la barrière de Clichy, à la tête de 15 000 hommes, composés essentiellement de jeunes pupilles, d’invalides et de bourgeois sans expérience, parvenant à tenir tête aux armées ennemies jusqu’à la signature de l’armistice, le 30 mars 1814.

C’est à la demande de l’orfèvre Claude Odiot, colonel de la garde nationale et l’un des protagonistes de cet épisode glorieux, que le peintre d’histoire Horace Vernet immortalisa la bataille de Clichy, en 1820 : la scène se déroule devant la façade du pavillon érigé par Claude-Nicolas Ledoux, en 1787, et détruit après l’annexion des communes limitrophes de Paris, en 1860, et la destruction de l’enceinte des Fermiers-Généraux.

L’ancienne place de la « Barrière de Clichy », devenue « Barrière Fructidor » en 1793, puis « place de Clichy », ne s’apparente pas vraiment à une place, mais ressemble plutôt à un grand carrefour partagé entre quatre arrondissements. Aucun urbaniste n’en traça d’ailleurs les contours, comme l’attestent les façades hétéroclites qui se dressent tout autour.

place clichy

Le « carrefour » de la place de Clichy et le monument à Moncey

C’est en 1864 que Napoléon III souhaita célébrer la bravoure du maréchal Moncey et le courage de ses hommes. La Ville de Paris choisit d’ouvrir un concours pour un monument à élever à la barrière de Clichy, à la mémoire de ce héros du Premier Empire. Elle sélectionna les artistes, parmi lesquels Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875). Celui-ci soumit un projet audacieux, représentant Moncey à cheval, comme porté par ses hommes, faisant face à l’ennemi.

C’est finalement l’esquisse soumise par Doublemard, plus académique, qui remporta la faveur du jury. Dans un souci d’économie, le préfet de la Seine fit supprimer une partie du projet présenté au jury (les quatre statues de combattants, composés d’un élève de l’École polytechnique, d’un ouvrier, d’un garde national et d’un invalide), qui étaient placés aux angles du piédestal.

Le monument finalement réalisé comprend un haut socle en granit, frappé de l’aigle emblématique de l’Empire, que son concepteur, l’architecte Edmond Guillaume, a posé sur une base hexagonale.

 

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Amédée Donatien Doublemard (Beaurain (Nord), 1826 -Paris, 1900)

Groupe sculpté du Monument au maréchal Moncey, 1869, bronze, Paris, place de Clichy

Ce socle, orné de reliefs (deux figures allégoriques et une scène de bataille), soutient trois figures en grandeur naturelle, fondues en bronze, juchées sur un amas de canons, de boulets et de poutres enchevêtrées. Le sculpteur a représenté le héros tournant le dos à la ville et regardant vers la campagne, face à l’ennemi.

 

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Les figures du général Moncey et de la Ville de Paris

Au pied d’une barricade, le héros paraît sabre en main, pointe abaissée ; il étend le bras avec un geste de protection vers la statue symbolique de la Ville de Paris et dirige l’ardeur des combattants. Celle-ci maintient le drapeau français, surmonté de l’aigle emblématique de l’Empire, dans une attitude ferme et résolue. Près du maréchal Moncey, un jeune soldat, frappé mortellement, tombe en comprimant d’une main sa blessure, et en déposant, de l’autre, sur l’autel de la Patrie, le tronçon de son arme brisée.

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Amédée Donatien Doublemard

La Patrie en deuil, 1866, bas-relief en pierre, Paris, place de Clichy, socle du Monument au maréchal Moncey

Le grande scène historique du socle de granit interprète en relief le tableau d’Horace Vernet, La Barrière de Clichy. La Défense de Paris, entré au Louvre en 1837. Les autres reliefs représentent deux figures allégoriques drapées à l’antique. La Patrie en deuil grave la date de la bataille dans le marbre d’une colonne brisée. 

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Amédée Donatien Doublemard

Le Patriotisme, 1866, bas-relief en pierre, Paris, place de Clichy, socle du Monument au maréchal Moncey

L’autre figure allégorique, symbolisant Le Patriotisme, se saisit d’une épée et d’une pique, dans une attitude plus guerrière.

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